• n 1874, les époux de La Tesserie héritent des terres du domaine de la Basse Ville aux Roux, bien de la famille Surcouf situé dans le secteur du Val de Rothéneuf. Vers 1880, lors d’une visite des terres en bordure de mer, M. de La Tesserie décide de transformer ces dunes et ces falaises en une station nouvelle.

    Le domaine de la Basse Ville aux Roux
    Le domaine de la Basse Ville aux Roux

    En 1882, ils construisent la villa Ker Nevez sur l’avenue qui porte désormais leur nom (architecte M. Mellet). En 1885, le Grand Hôtel du Val est construit.

    Le Grand Hôtel du Val, construit en 1885
    Le Grand Hôtel du Val, construit en 1885

    Le 11 mars 1893, dépôt des statuts de la « Société anonyme des entreprises et des terrains de Paramé-Rothéneuf » au capital de 2 800 000 francs en l’étude de Me Lemée, notaire à Saint-Malo.

    La ligne de tramway Paramé–Rothéneuf est déclarée d’utilité publique le 16 novembre 1895 et la ligne ouvre le 28 juin 1896. En septembre 1914, faillite de la société, puis en 1916 dépose de la voie de 60 cm d’écartement et déménagement vers le front. Elle ne sera pas reconstruite après la guerre (déclassée en 1931).

    Carte des lignes de tramway Saint-Malo – Rothéneuf – Cancale
    Carte des lignes de tramway Saint-Malo – Rothéneuf – Cancale

    En 1901, M. Sarce, Conseiller Général de Mayenne, achète 4 ha de terrains face à la plage du Val. Louis Jardin, architecte au Mans, établit un plan de lotissement. Le 22 septembre 1902, 24 parcelles sont vendues par adjudication aux enchères publiques par Maître Martin, notaire au Mans, et Maître Lemée, notaire à Saint-Malo. Prix moyen du m² : de 6 à 8 francs.

    Plan de l'architecte Louis Jardin, 1902
    Plan de l’architecte Louis Jardin, 1902
    Plan du lotissement de 1902 sur relevé cadastral de 1982
    Plan du lotissement de 1902 sur relevé cadastral de 1982

  • Le nom Rothéneuf viendrait du breton ros ou roz, signifiant une hauteur — plateau, falaise ou sommet — suivi de Tenec ou Denoc, nom probable d’une famille. Le nom aurait évolué de Rostenec à Rothéneuf. Une autre hypothèse propose le radical pré-latin roth signifiant gué, que l’on retrouve dans Routhouan, un ruisseau de Saint-Malo.

    Rothéneuf est un hameau de pêcheurs et d’agriculteurs datant au moins du XIIe siècle. Le moulin à marée du Lupin date de 1181. Moulin mixte fonctionnant à l’eau de mer et à l’eau douce, remanié au XIXe siècle, il sera détruit en 1920.

    La plus vieille maison encore existante se situe au Hindré et date du XIIIe siècle. Bertrand Du Guesclin (1320–1380), seigneur de la Motte-Broons, y a dormi. Le manoir de Limoëlou était une ancienne ferme datant du XVe siècle, achetée en 1541 par Jacques Cartier après son dernier voyage au Canada. Il la transforma en manoir pour y finir sa vie en 1557.

    Rothéneuf a toujours dépendu de la paroisse de Paramé et n’a jamais formé une commune indépendante. Paramé ne devient une commune à part entière qu’en 1790, avant de fusionner en 1967 (de même que Saint-Servan) avec Saint-Malo. Une chapelle datant du XIVe siècle (18 boulevard Saint-Michel) assurait la présence religieuse. Jacques Cartier venait s’y recueillir avant chacun de ses voyages vers le Canada.

    Rothéneuf ne deviendra paroisse qu’en 1866, année de la construction de son église dédiée à Saint-Michel, agrandie en 1960.

  • Vous voilà sur Les Villas du Val — un petit coin d’internet dédié aux villas et maisons de la plage du Val à Rothéneuf, à deux pas de Saint-Malo.

    Ce site retrace l’histoire de chacune des propriétés qui ont façonné ce coin de côte depuis la fin du XIXe siècle. Qui a construit quoi ? En quelle année ? Et cette maison au bout de la digue, elle s’appelait comment déjà ?

    On a cherché. On a trouvé. Et on partage.

    Les photos ne sont pas toujours parfaites — les bons scans arrivent ! — mais les histoires, elles, valent le détour.

    Bonne balade dans le temps ! 🌊